En ce beau lundi ensoleillé, ma journée de travail était bien planifiée, je me rendais à l’école sans savoir que je pourrais, un peu plus tard, profiter d’un bel après-midi de congé. En effet, pour les 31 ans du village, des activités ont été organisées pour souligner l’événement. Encore une fois, bienvenue dans le Nord ! Les imprévus, il y en a. Il faut s’y faire, sinon, on risque d’être bien malheureux.
Entre autres, ce matin, des gens nous ont demandé si nous avions vu des œufs… Nous avons appris par la suite que c’était une chasse aux trésors qui se faisait partout dans le village. L’équipe qui trouvait le plus d’œufs gagnait un prix. Aussi, toujours en matinée, il y a eu un concours sur la plage. En équipe de deux, un homme et une femme devaient plumer et dépecer le plus grand nombre d’oies.
Ainsi, après trois agréables périodes de cours et un dîner à la maison avec mon amoureux, nous sommes partis vers le bord de la rivière, où une première activité d’après-midi se produisait. Le concours présenté consistait à faire de la bannique (type de pain qui ressemble à une crêpe épaisse provenant de Grande-Bretagne, adopté par les Inuits depuis belle lurette) et du thé. Pour ce faire, les concurrents devaient allumer un feu et faire le tout le plus rapidement possible.
Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le village où une autre activité avait lieu. Cette fois-ci, nous avons eu droit à une course d’obstacles. Un homme et une femme s’affrontaient en passant en dessous d’un filet et en courant tout en faisant rouler un énorme baril de métal. Les trois concurrents les plus rapides se méritaient des prix en argent.
Finalement, les activités se sont terminées par une parade dans le village. Toujours le même principe : les enfants sur le camion de pompiers et de nombreux véhicules qui suivent en klaxonnant allègrement. Je me suis laissée prendre au jeu et je suis sortie sur mon balcon pour les saluer.
Je suis toujours étonnée de voir qu’un rassemblement comme celui-ci rapproche les gens du village. Tout le monde participe, s’entraide. Les adultes ont autant de plaisir que les enfants. La simplicité pure. Pas d’artifice. Je ne pourrai jamais regretter d’avoir vécu de tels moments. Ils sont difficiles à verbaliser. Ça se vit, tout simplement.
Ce soir, nous participerons peut-être à un souper communautaire. Rien n’est certain. La vie au Nord, c’est aussi ça : on ne sait jamais rien trop à l’avance. Il faut écouter la radio communautaire (en inuktitut, bien sûr…) pour être au courant…
Sur ce, je retourne profiter du temps splendide, à 2500 km au nord de la canicule !
À bientôt !
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